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Le reporting mensuel du cabinet : quoi livrer à ses clients chaque mois

Un bon reporting mensuel tient sur une page que le dirigeant lit en cinq minutes : où en est l’activité à fin de mois face à l’an dernier et au budget, où atterrira l’exercice, ce que devient la trésorerie, et les deux ou trois points à décider. Il se produit en quelques minutes à partir de la comptabilité du mois (le FEC), et sa vraie fonction est d’ouvrir le rendez-vous de conseil.

Voyez le reporting du mois d’une entreprise réelle, tel qu’un cabinet le livre à son client.

Ce que le dirigeant lit, et ce qu’il ne lit pas

Un dirigeant ne lit pas une balance de trois pages. Il cherche une réponse à quatre questions : ça va ou pas, pourquoi, où je vais finir, et qu’est-ce que je fais. Tout ce qui ne sert pas l’une de ces questions peut partir en annexe.

Le contenu, bloc par bloc

BlocContenuLa question du dirigeant
Le verdictUne phrase en tête : l’activité, la marge et la trésorerie par rapport à l’attendu« Ça va ou pas ? »
Les chiffres clésChiffre d’affaires, marge, EBE et trésorerie, sur le cumul de l’exercice, avec l’écart face à l’an dernier et au budget« Où j’en suis ? »
Les écarts expliquésLes deux ou trois lignes qui bougent le plus, en euros et en pourcentage, avec leur cause« Pourquoi ? »
L’atterrissageLa fin d’exercice au rythme constaté, face au budget ou au prévisionnel« Où je vais finir ? »
La trésorerie à venirLe point bas des prochains mois et sa date« Est-ce que je tiens ? »
Les points à déciderDeux ou trois sujets pour le prochain échange : relances, prix, embauche, financement« Qu’est-ce que je fais ? »

Comparer juste : cumuls, stocks et taux

La comparaison est le cœur du reporting, et la source des erreurs les plus fréquentes :

La qualité du mois

Une situation mensuelle n’a pas les écritures d’inventaire d’une clôture. Pour qu’elle dise vrai :

Produire en minutes, pas en heures

  1. Partir du fichier des écritures du mois (le FEC exporté du logiciel de production), plutôt que d’une balance retravaillée à la main.
  2. Garder le même gabarit d’un mois à l’autre : le dirigeant apprend à le lire, et les écarts sautent aux yeux.
  3. Livrer vite : dans les deux à trois semaines qui suivent la fin du mois. Au-delà, le reporting arrive trop tard pour décider.
  4. Livrer au nom du cabinet, dans un format que le client garde et peut transmettre à son banquier.

Du reporting au conseil

Les points à décider sont la porte d’entrée des missions : un écart de marge appelle une revue des prix, un point bas de trésorerie un prévisionnel pour la banque, une embauche envisagée une simulation, un projet de cession une valorisation. Le reporting rend ces sujets visibles chaque mois ; la structure d’un dossier de pilotage complet et la façon de le facturer sont dans le guide du dossier de pilotage pour expert-comptable.

À retenir : un reporting que le client ne lit pas ne vaut rien, même juste. Une page, un verdict, des écarts expliqués et deux sujets à décider valent mieux que vingt tableaux.

Dans Streamiku, le reporting du mois se construit en quelques secondes à partir du FEC de chaque client : période arrêtée au dernier mois fiable, comparée à l’an dernier ou au budget, avec les écarts, les trois états financiers, le détail mois par mois et l’atterrissage de l’exercice. Il se télécharge en PowerPoint modifiable ou en document, et le portefeuille montre les dossiers du cabinet avec leurs priorités du mois. Le reporting est offert à l’écran, sans limite de durée. Le calcul se fait dans le navigateur : les fichiers comptables des clients ne quittent pas le poste, ce qui simplifie le secret professionnel.

Questions fréquentes

Que mettre dans un reporting mensuel pour un client ?

Une phrase de verdict, quatre à six chiffres clés (chiffre d’affaires, marge, EBE, trésorerie) en cumul avec l’écart face à l’an dernier et au budget, les deux ou trois écarts expliqués, l’atterrissage de l’exercice, la trésorerie des prochains mois et deux ou trois points à décider. Le tout sur une page.

Comment produire un reporting mensuel rapidement ?

En partant chaque mois du fichier des écritures comptables (FEC) exporté du logiciel de production, avec un gabarit identique d’un mois à l’autre, une période arrêtée au dernier mois fiable et quelques régularisations estimées (stocks, charges annuelles, charges à payer).

À quoi comparer les chiffres du mois ?

Aux mêmes mois de l’exercice précédent et au budget sur la même période. Les flux se comparent en cumul, les stocks au dernier mois, et les taux se recalculent sur les cumuls plutôt que d’être moyennés.

Quand livrer le reporting mensuel au client ?

Dans les deux à trois semaines qui suivent la fin du mois. Plus tard, les chiffres ne servent plus à décider et le reporting devient un simple constat.

Comment transformer le reporting mensuel en mission de conseil ?

En terminant chaque reporting par deux ou trois points à décider : un écart de marge, un point bas de trésorerie, une embauche ou un investissement envisagés. Chacun ouvre une mission précise : revue des prix, prévisionnel pour la banque, simulation, valorisation.

À lire aussi : le dossier de pilotage pour expert-comptable, le prévisionnel pour la banque, comparer deux scénarios, consolidation de gestion ou statutaire, le tableau de bord financier gratuit et le FEC expliqué.