Préparer un rendez-vous avec son banquier
Un banquier prête à une entreprise qui montre qu’elle pourra rembourser. Le rendez-vous se gagne avant d’y aller : des comptes clairs, un prévisionnel qui intègre le prêt demandé, et un scénario prudent qui tient encore.
Voyez le reporting que vous pourriez apporter à votre banquier, sur une entreprise réelle ou sur vos propres chiffres.
Ce que regarde le banquier
- Votre capacité de remboursement : la trésorerie que dégage l’activité suffit-elle à payer les échéances, celles du nouveau prêt comprises ?
- Votre rentabilité : le chiffre d’affaires, la marge et l’excédent brut d’exploitation (EBE) des derniers exercices, et leur tendance.
- Votre endettement : les emprunts déjà en cours, rapportés à ce que l’entreprise dégage et à ses fonds propres.
- Votre trésorerie : son niveau, ses creux dans l’année, et l’usage du découvert.
- Le projet : à quoi sert l’argent, ce qu’il rapportera, et ce qui se passe s’il rapporte moins que prévu.
Les documents à apporter
- Les bilans et comptes de résultat des deux ou trois derniers exercices.
- Une situation récente de l’exercice en cours, si la clôture date de plusieurs mois.
- Un prévisionnel de résultat et de trésorerie, mois par mois sur au moins douze mois, qui intègre le prêt demandé.
- Le plan de financement du projet : les besoins d’un côté, les ressources de l’autre (apport, prêt, autofinancement).
- Les devis des investissements et le tableau des emprunts en cours.
Envoyez-les quelques jours avant le rendez-vous : le banquier arrive avec ses questions, et la discussion porte sur le projet plutôt que sur les chiffres manquants.
Le prévisionnel qui convainc
Un prévisionnel n’est crédible que si ses hypothèses sont visibles et si le compte de résultat, le bilan et la trésorerie restent cohérents entre eux. Trois points font la différence :
- Le prêt est dedans : décaissement, échéances, intérêts. Le banquier voit le point bas de trésorerie avec le prêt, pas sans.
- Un scénario prudent : un chiffre d’affaires en retrait ou des clients qui paient plus tard, et la trésorerie qui tient encore.
- Des écarts expliqués : si la marge ou les délais de paiement changent par rapport au passé, dites pourquoi.
Les erreurs à éviter
- Venir quand la trésorerie est déjà à zéro : un besoin anticipé se finance, une urgence se négocie mal.
- Un prévisionnel sans bilan, où la trésorerie ne découle pas du résultat.
- Un seul scénario, optimiste.
- Ne pas savoir répondre à « et si le chiffre d’affaires baisse ? ».
Si la trésorerie est déjà tendue, commencez par les réflexes face à un problème de trésorerie.
Streamiku prépare ce dossier à partir de vos comptes réels : le fichier que votre logiciel comptable exporte suffit. Vous simulez le prêt (montant, durée, taux, mode de remboursement), l’ajoutez au prévisionnel et voyez votre capacité d’emprunt et si la trésorerie couvre les échéances chaque année. Le reporting du mois, offert, se télécharge en PowerPoint modifiable, et votre banquier peut explorer l’analyse par un lien. Calcul dans votre navigateur ; essai sans compte.
Questions fréquentes
Quels documents apporter pour un prêt professionnel ?
Les bilans et comptes de résultat des deux ou trois derniers exercices, une situation récente, un prévisionnel de résultat et de trésorerie sur au moins douze mois qui intègre le prêt, le plan de financement du projet, les devis et le tableau des emprunts en cours.
Comment convaincre son banquier pour un prêt professionnel ?
En montrant que l’entreprise pourra rembourser : un prévisionnel cohérent qui intègre les échéances du prêt, un scénario prudent où la trésorerie tient encore, et des hypothèses expliquées. Venir tôt, avant l’urgence, change aussi la discussion.
Quel prévisionnel présenter à la banque ?
Un prévisionnel mois par mois, sur au moins douze mois, où le compte de résultat, le bilan et la trésorerie restent liés, qui intègre le prêt demandé et montre le point bas de trésorerie, avec un scénario prudent à côté du scénario central.
Quand rencontrer son banquier ?
Avant d’en avoir besoin : quelques semaines avant un investissement ou une période de tension prévisible, et au moins une fois par an pour présenter les comptes de l’exercice.
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